Le poète ivre

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LE TEMPS D’UNE LARME

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Inscrit le : 06 Juil 2007
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MessageSujet: LE TEMPS D’UNE LARME   Mer 10 Oct - 21:49

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Je pleure le jour qui meurt, léché de sang,
Comme les feuille des érables à l’automne
Je pleure l’amour qui meurt taché de honte
Comme une rivière de pleures que je remonte !

Le ciel est la terre s’écrivent dans le vert ou le bleu
Peut importe la couleur de l’encre les mots restent image.
Le temps passe avec ombre ou sans soleil
Le temps passe dans l’eau de la fontaine sèche
Comme ce cœur de vielle homme aux yeux mouillés.

Le vin reste un breuvage qui passe sauvage et doux
Il coule du tonneau à la bouteille, de la bouteille au verre
Du verre à la gorge, de la gorge au sang.
Ivresse d’une tête tournante de plaisir, goût palpable.

Le ciel se noie dans le verre de vin sur une table en pin
Le formica n’est plus, tout comme l’idéalisme ouvrier.
Le mieux vivre est devenue un monde de survie.
Chacun sa trace et sa race, pas de pitié pour les autres.

On tue, au nom du bien ou du mal,
Mais personne ne sait plus pourquoi !
L’Empire se referme sur lui-même comme une fleur au couchant
Il survit par d’ignoble stratagème lui insufflant une vie artificiel.

Là haut dans la nuit des étoiles brillent, Nelliganesque obscure,
Vigneaulesque lanterne de songe bercé d’idéalisme humain.
Mironesque lune d’ocre et de sang berçant la mer de Gaspé
Langevin est repartie avec son rêve bleui de fleur de lys.

Mélange de mot à trier comme des ordures ménagères.
A droite le fer blanc, à gauche les plastiques fumant et polluant
Au milieu, la cendre des arbres de nos forêts si vertes l’été.
Et au bout le verre de nos miroirs d’enfant de la rue.

Puis ton nom est tes blessures qui m’hantent
Ta peau brûlé par le temps, par l’eau, par le feu
Ta peau si blanc si… Raisin au matin, orange au soir
Se suc de miel que tu couvrais sur moi comme une lettre.

Puis, le silence, ton étoile dans un puit noir tombant
Ton nom reste cette lumière dans l’obscure de souffre
Ce souffle que je souffre qui parfois me manque dans…
Mes pensées, ce soir sont comme toujours à toi, simplement !

Philippe BRASSEUR
Octobre 2007 study
_________________
La poésie c'est l'art d'aimer la vie
Philippe BRASSEUR
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